Titre : Mongolie : l'aventure ultime dans les steppes
La Mongolie, terre de contrastes et de vastes étendues, est une destination de choix pour les aventuriers en quête d'authenticité et de grands espaces. Située entre la Russie et la Chine, ce pays offre une expérience unique avec ses steppes infinies, ses montagnes majestueuses et ses traditions nomades préservées. Embarquez pour une aventure dans les steppes mongoles, où chaque journée est une nouvelle découverte, loin des sentiers battus et des foules touristiques. Que vous soyez passionné de trekking, de culture ou de nature, la Mongolie saura vous émerveiller par sa beauté sauvage et son hospitalité légendaire.
Pourquoi choisir la Mongolie pour une aventure ?
Des paysages époustouflants
La Mongolie est célèbre pour ses paysages à couper le souffle. Des steppes infinies aux montagnes enneigées, en passant par les déserts et les lacs cristallins, chaque région offre une palette de couleurs et de reliefs différents. Le parc national de Gobi, par exemple, est un véritable trésor naturel avec ses dunes de sable, ses canyons et ses formations rocheuses uniques. Pour ceux qui cherchent des paysages tout aussi impressionnants mais dans un cadre différent, la Patagonie offre des opportunités uniques pour les amateurs de trekking avec ses montagnes majestueuses et ses glaciers imposants.
Mais ici, en Mongolie, l'échelle est différente. On parle d'horizons si vastes qu'on peut voir les nuages se former à des kilomètres de distance. Le ciel n'est pas un simple plafond, c'est un spectacle permanent. La nuit, privée de toute pollution lumineuse, la Voie Lactée vous transperce de sa beauté brute. Chaque lever et coucher de soleil est un événement qui dure des heures, teintant les steppes de pourpre et d'or.
Une culture nomade vivante
La Mongolie est l'un des rares endroits au monde où la culture nomade est encore bien vivante. Près d'un tiers de la population perpétue un mode de vie millénaire, basé sur l'élevage et les déplacements saisonniers. Cette immersion dans une culture authentique est une expérience profondément humaine qui marque les voyageurs longtemps après leur retour.
Dans la yourte, l'habitat traditionnel, vous découvrirez un art de vivre en harmonie avec la nature. Rien n'est gaspillé, tout est réutilisé. Le temps semble suivre un autre rythme, dicté par les besoins des troupeaux et les cycles des saisons. Partager le thé salé et les biscuits secs avec une famille qui ne possède presque rien mais offre tout, ça remet les idées en place. C'est une leçon d'humilité et de générosité que vous n'oublierez pas de sitôt.
L'appel de la liberté et des grands espaces
En Mongolie, on respire. Vraiment. L'air pur des steppes vous emplit les poumons tandis que l'immensité du territoire vous donne une sensation de liberté absolue. Ici, pas de clôtures, pas de barrières, juste la terre et le ciel à perte de vue. Cette sensation est addictive, elle vous habite longtemps après être rentré.
Que vous voyagiez à cheval, en moto ou dans une vieille fourgonnette russe, chaque kilomètre est une conquête. Les routes ? Souvent de simples traces dans l'herbe. Les panneaux ? Rares. Ici, votre sens de l'orientation et votre débrouillardise seront vos meilleurs alliés. C'est ce qui fait le charme de l'aventure mongole : cette impression d'être un pionnier, d'arpenter des terres que peu d'étrangers ont foulées.
Préparer son aventure : les essentiels
Quand y aller : trouver sa saison
La Mongolie, c'est quatre saisons bien marquées, et chacune offre une expérience radicalement différente.
L'été (juin à août) : C'est la haute saison, et pour cause. Les températures sont agréables (20-25°C en journée), les paysages verdoyants, et le fameux festival de Naadam a lieu en juillet. C'est aussi la période où les familles nomades sont le plus accessibles, installées dans leurs campements d'été. Par contre, c'est la saison des pluies courtes mais intenses qui peuvent transformer les pistes en bourbier.
L'automne (septembre à octobre) : Ma saison préférée, et celle que je recommande aux baroudeurs aguerris. Les fouilles sont parties, les steppes se parent de couleurs flamboyantes, et l'air devient plus frais. C'est idéal pour la randonnée et le photo. Les nuits commencent à être froides, mais les ciels étoilées n'en sont que plus belles.
L'hiver (novembre à mars) : Là, on passe dans la cour des grands. Les températures peuvent plonger jusqu'à -40°C dans le nord. Seuls les plus courageux (et bien équipés) s'y aventurent. Le paysage transformé en étendue immaculée est d'une beauté à couper le souffle, et la culture nomade se vit au ralenti, au chaud dans les yourtes. Le festival des glaces sur le lac Khövsgöl en février est une expérience unique.
Le printemps (avril à mai) : Saison de transition, le printemps voit la nature se réveiller doucement. C'est la période des naissances dans les troupeaux, un spectacle émouvant. Mais c'est aussi la saison des vents, parfois violents, et des tempêtes de poussière dans le Gobi.
Budget : combien ça coûte de barouder en Mongolie ?
Soyons francs : la Mongolie n'est pas une destination bon marché, mais avec de l'astuce, on peut s'en sortir sans se ruiner.
Petit budget (moins de 35€/jour) :
- Hébergement : Dormir chez l'habitant (10-15€/nuit avec les repas) ou en yourte guesthouse (8-12€)
- Nourriture : Cuisine de rue et marchés locaux (5-8€/jour)
- Transport : Bus locaux et stop (compter 15€ pour 300km en bus)
- Total pour 3 semaines : environ 700€
Budget moyen (35-70€/jour) :
- Hébergement : Guesthouses confortables et campings nomades organisés (15-25€/nuit)
- Nourriture : Restaurants locaux et quelques repas dans des établissements plus occidentaux (15-20€/jour)
- Transport : Location de 4x4 avec chauffeur à plusieurs (40-60€/jour/pers à 4)
- Total pour 3 semaines : 1200-1500€
Budget "je me fais plaisir" (plus de 70€/jour) :
- Circuits privatisés avec guide francophone
- Vols internes pour gagner du temps
- Lodges de charme dans les parcs nationaux
- Total pour 3 semaines : 2000€ et plus
Le plus gros poste de dépense reste le transport. Les distances sont immenses, et le carburant cher. La solution la plus économique est de se regrouper à 3 ou 4 pour louer un 4x4 avec chauffeur. Et n'oubliez pas de prévoir une marge pour les imprévus - en Mongolie, il y en a toujours !
Les formalités : papiers et compagnie
- Passeport : Valide encore 6 mois après la date de retour
- Visa : Pas nécessaire pour les séjours de moins de 30 jours pour les ressortissants français, belges, suisses ou canadiens
- Assurance : Une assurance voyage couvrant l'évacuation médicale est indispensable
- Vaccins : Standard (DTCP, hépatites A et B). Encéphalite à tiques recommandée pour les séjours en zone rurale prolongés.
Un conseil : faites des photocopies de vos documents importants et gardez-les séparés des originaux. Et sauvegardez tout dans le cloud, au cas où.
Sur place : immersion dans les steppes
Se déplacer : du cheval au 4x4 soviétique
Le road trip en 4x4 : Le classique. Louez un Russian Furgon (UAZ Buhanka) ou un van avec chauffeur. Ces véhicules soviétiques indestructibles sont parfaits pour les pistes mongoles. Compter 80-120€/jour pour le véhicule avec chauffeur, essence incluse. Négociez toujours le prix avant, et précisez bien que le chauffeur est logé et nourri.
Le cheval : La manière la plus authentique de découvrir la Mongolie. Les chevaux mongols sont petits, robustes et pleins de caractère. Une randonnée équestre de plusieurs jours avec un guide local est une expérience inoubliable. Compter 30-50€/jour avec guide, cheval et nourriture.
La moto : Pour les amateurs de sensations fortes, traverser la Mongolie en moto (de préférence un trail) est le graal. Mais il faut être autonome et bien préparé - les pièces de rechange sont rares en dehors d'Oulan-Bator.
Les transports en commun : Les bus relient les villes principales, mais pour les zones reculées, le système de minibus locaux (appelés "micros") ou même de camions fait office de transport public. C'est lent, inconfortable, mais terriblement authentique.
Dormir : de la yourte au bivouac sauvage
Chez l'habitant : Le must. Les familles nomades accueillent souvent les voyageurs contre une modeste contribution (10-15€ avec les repas). On dort dans la yourte familiale, on partage leurs repas, on les aide à garder les troupeaux... Une immersion totale. Comment faire ? Simplement s'approcher d'un campement, faire signe de loin pour annoncer sa présence, et offrir un petit cadeau (du sucre, du thé, ou de l'alcool pour les hommes).
Le bivouac sauvage : La Mongolie est un paradis pour le camping. On peut planter sa tente presque partout, loin de tout. Quelques règles : s'éloigner des habitations, ne pas camper près des points d'eau (pour ne pas déranger le bétail), et laisser l'endroit plus propre qu'on ne l'a trouvé.
Les campings nomades : De plus en plus répandus, ces yourtes aménagées pour les touristes offrent un confort basique (lit, poêle) pour 15-25€ la nuit. C'est un bon compromis entre authenticité et confort.
Les guesthouses : Surtout présentes à Oulan-Bator et dans les villes principales. Compter 20-30€ pour une chambre double.
Manger et boire : entre airag et boulettes de mouton
La cuisine mongole, c'est du rustique, du nourrissant, et beaucoup de viande. Les végétariens vont souffrir.
Les plats incontournables :
- Buuz : Des raviolis à la viande de mouton cuits à la vapeur. Le snack de base.
- Khorkhog : Du mouton cuit avec des pierres chaudes dans une marmite. Une institution.
- Boodog : La version extrême : une chèvre ou une marmotte cuite dans sa propre peau avec des pierres brûlantes. À tester au moins une fois.
- Aaruul : Du fromage séché qui se conserve longtemps. Parfait pour les randonnées.
Les boissons :
- Le thé salé : Du thé vert avec du lait et du sel. Étonnant au début, puis addictif.
- L'airag : Lait de jument fermenté. Alcoolisé à 2-3%, acidulé et pétillant. On vous en servira partout. Attention, ça peut avoir des effets... laxatifs si on n'est pas habitué.
- La vodka : La boisson nationale. On trinque souvent, et cul sec !
Un conseil : acceptez toujours ce qu'on vous offre, ne refusez jamais un verre de vodka (même si vous ne faites que tremper les lèvres), et n'oubliez pas de recevoir tout objet (verre, nourriture) de la main droite.
Les incontournables de l'aventure mongole
La steppe mongole : le cœur battant du pays
La steppe, c'est l'âme de la Mongolie. Une étendue herbeuse à perte de vue, ponctuée de troupeaux de chevaux, de yacks et de moutons. Ce n'est pas un paysage spectaculaire comme les montagnes ou le désert, mais sa beauté est dans sa subtilité, son immensité hypnotique.
Où la vivre intensément :
- Le parc national de Hustai : À seulement 100km d'Oulan-Bator, abrite les chevaux de Przewalski réintroduits. Randonnées faciles et observation de la faune.
- La région de l'Orkhon : Des steppes vallonnées, la rivière Orkhon et ses cascades, et une forte concentration de familles nomades.
- Les contreforts de l'Altaï : Là où la steppe rencontre les premières montagnes. Paysages grandioses et isolement garanti.
Le vrai plaisir ? Quitter les "routes" et s'enfoncer dans la steppe au hasard. Rencontrer un berger et partager son repas. Dormir à la belle étoile au milieu de nulle part. Se réveiller avec le soleil qui embrase l'herbe infinie.
Le désert de Gobi : l'appel du sud aride
Le Gobi, ce n'est pas qu'un désert de sable. C'est un monde minéral aux visages multiples : canyons, dunes, steppes désertiques et falaises vertigineuses.
Les musts du Gobi :
- Les dunes de Khongoryn Els : Les "dunes chantantes" qui peuvent atteindre 300m de haut. L'ascension est éprouvante mais la vue au sommet inoubliable.
- Yolyn Am : La "vallée des gypaètes", un canyon étroit où la glace persiste souvent jusqu'en juillet.
- Bayanzag : Les "falaises flammées" où furent découverts les premiers œufs de dinosaures.
- Tsagaan Suvarga : Des formations argileuses érodées qui ressemblent à une cité antique.
Dans le Gobi, les distances sont énormes et les points d'eau rares. Prévoir au moins 5-7 jours pour une exploration sérieuse, et ne jamais s'aventurer sans guide local dans les zones reculées.
Les montagnes et les lacs du nord
Si la steppe et le désert représentent l'image classique de la Mongolie, le nord offre des paysages alpins qui surprennent souvent les voyageurs.
Le lac Khövsgöl : Le "Baïkal mongol", un lac immense et profond aux eaux cristallines. En été, on peut y faire du kayak, de la randonnée le long des rives, ou vivre avec les éleveurs de rennes Tsaatan. En hiver, le lac gelé devient une autoroute de glace.
Les montagnes de l'Altaï : À l'extrême ouest, une frontière naturelle avec la Chine et la Russie. Le point culminant, le mont Khüiten (4374m), attire les alpinistes chevronnés. Pour les autres, les vallées environnantes offrent des treks magnifiques et la rencontre avec l'ethnie kazakhe, réputée pour sa fauconnerie.
Conseils pratiques pour baroudeurs
Santé et sécurité : mieux vaut prévenir...
Les bobos courants :
- Problèmes digestifs : Presque inévitables les premiers jours. Emportez un antiseptique intestinal et des sachets de réhydratation.
- Coups de soleil : À cette altitude, le soleil tape fort. Crème indice 50, lunettes et chapeau obligatoires.
- Air sec : La peau et les lèvres souffrent. Crème hydratante et baume à lèvres.
Sécurité :
- La Mongolie est globalement très sûre. Les risques principaux sont liés à l'environnement, pas aux humains.
- Attention aux chiens de garde autour des yourtes. Ils ne sont pas toujours amicaux.
- En voiture, méfiez-vous des animaux sur les routes, surtout la nuit.
- Ayez toujours de l'eau et de la nourriture en extra dans votre véhicule.
Équipement : le kit du parfait baroudeur
Dans le sac :
- Un bon duvet (confort -5°C même en été)
- Tente solide et matelas isolant
- Réchaud multi-carburant (l'essence se trouve partout)
- Filtre à eau ou pastilles purificatrices
- Une powerbank solide (le courant est rare dans les steppes)
- Une trousse à pharmacie complète
- Des lingettes humides (le luxe ultime quand l'eau est rare)
- Un couteau multifonctions
- Un GPS et une boussole (les cartes papier sont souvent imprécises)
Les vêtements :
- Principe des 3 couches, en privilégiant les matières techniques
- Un bon coupe-vent imperméable
- Des chaussures de randonnée déjà rodées
- Des vêtements chauds même en été (les nuits sont fraîches)
- Un foulard ou un buff contre le vent et la poussière
Us et coutumes : ne pas passer pour un barbare
Quelques règles d'or :
- Tournez toujours dans le sens des aiguilles d'une montre autour des yourtes et des stupas.
- Ne sifflez pas à l'intérieur d'une yourte.
- Ne marchez pas sur le seuil de la yourte.
- Recevez toujours les objets de la main droite (ou des deux mains).
- Ne pointez pas du doigt les personnes ou les autels.
- Enlevez vos chaussures en entrant dans une yourte.
- Évitez de marcher sur les cordes des yourtes.
Les cadeaux : Si vous êtes invité dans une yourte, offrez un petit cadeau. Du sucre, du thé, des fruits frais (dans les zones reculées), ou de l'alcool (pour les hommes). Pour les enfants, des crayons ou des cahiers sont très appréciés.
Anecdotes de steppes : la Mongolie dont on ne parle pas dans les guides
La nuit où les loups sont venus
C'était dans le nord du Gobi, nous étions en bivouac à trois. Vers 2h du matin, les chevaux attachés non loin ont commencé à s'agiter. Puis nous les avons entendus : une meute de loups qui hurlait, pas très loin. En Mongolie, les loups évitent généralement les humains, mais cette nuit-là, leur chant était si propre qu'il nous a glacé le sang. Notre guide, un vieux Mongol qui avait passé sa vie dans la steppe, a simplement attisé le feu et murmuré : "Ils ont faim, mais ils ont peur du feu. Dormez, je monte la garde." Le lendemain matin, nous avons trouvé leurs traces à 200 mètres du camp. Une leçon : toujours bien attacher les chevaux la nuit, et ne jamais laisser la nourriture dans les tentes.
La course de chevaux sauvages
Un matin dans la steppe de l'Orkhon, alors que nous prenions le petit déjeuner, un grondement lointain a attiré notre attention. À l'horizon, un nuage de poussière avançait vers nous. En quelques secondes, nous avons réalisé : c'était un troupeau de chevaux sauvages, au moins une centaine, qui galopaient droit sur notre camp. Nous avons eu juste le temps de nous précipiter dans le 4x4 qu'ils sont passés à toute allure, à quelques mètres seulement. La puissance du sol qui tremblait, leurs crinières au vent, leurs hennissements... Un spectacle d'une beauté sauvage qui nous a laissés sans voix.
La yourte qui n'existait pas
Perdus dans l'ouest, après une journée de piste éprouvante, nous cherchions désespérément un endroit pour dormir. Sur la carte, un petit point indiquait un village. Après deux heures de recherche, nous n'avons trouvé qu'une yourte isolée. La famille nous a accueillis comme des rois, partagé leur soupe et leur airag. Le lendemain, en repartant, nous sommes tombés sur le "village" : trois yourtes et une école. Notre hôte nous a expliqué : "Ici, le village, c'est nous. Quand une famille arrive, le village est là. Quand elle repart, le village se déplace." Une belle leçon sur la notion de communauté et de territoire.
Conclusion : l'appel des steppes vous hantera
La Mongolie ne se visite pas, elle se vit. C'est une expérience sensorielle, physique et humaine qui vous transformera. On en revient plus humble, plus conscient de l'essentiel, avec l'horizon infini des steppes gravé dans la rétine.
C'est un pays qui exige de l'endurance, de la flexibilité et une bonne dose de débrouillardise. Les conditions sont parfois rudes, les distances décourageantes, le confort minimal. Mais chaque effort est récompensé au centuple : par le sourire d'un enfant nomade, par un coucher de soleil qui embrase la steppe, par la fierté d'avoir traversé seul un fleuve à gué, par le silence absolu d'une nuit sans fin.
La Mongolie, ce n'est pas une destination, c'est une initiation. Et une fois qu'elle vous a mordu, son appel vous hantera longtemps. Alors, prêt à répondre à l'appel des steppes ?



