Salut les baroudeurs ! Si vous me suivez un peu, vous savez que je suis un sac à dos et des chaussures de rando avant d’être un rédacteur. Alors quand je suis parti à Madère, c’était avec une idée en tête : marcher, suer, et me retrouver face à des paysages qui me scotchent. L’île m’a tellement emballé que je suis resté un mois. Pas en mode all-inclusive, hein, mais en mode "je dors où je peux, je marche tous les jours, et je prends des notes pour vous".
Madère, ce n’est pas "l’île aux fleurs". Enfin si, mais c’est surtout le paradis du randonneur. Ici, pas de plages de sable (ou presque), mais des sentiers taillés dans la montagne, le long de falaises vertigineuses, et ces fameuses levadas – des canaux d’irrigation uniques au monde qui vous guident au cœur de paysages fous.
Dans ce guide, je ne vous vends pas du rêve, je vous donne les infos que j’aurais aimé avoir avant de partir : les vraies durées de marche, le prix du billet de bus, les coins où on se retrouve seul au monde, et ceux où il vaut mieux réserver. Accrochez vos sacs, on part sur les plus belles randonnées de Madère.
Pourquoi Madère est le paradis (presque) secret des randonneurs
Un terrain de jeu unique au monde
Madère, c’est une île volcanique, toute en relief. Les sentiers, ce sont souvent d’anciens chemins utilisés par les locaux pour relier les villages, ou les levadas, construites dès le 16ème siècle pour amener l’eau du nord, humide, vers le sud, plus sec. Marcher le long de ces canaux, c’est littéralement suivre les veines de l’île. C’est technique, varié, et jamais monotone.
Ce qui vous attend vraiment
Oubliez les balades plates. Ici, ça monte, ça descend, et parfois, on longe une falaise avec un vide de 500 mètres. Mais la récompense est toujours au rendez-vous : des forêts de laurisilva (classées à l'UNESCO) qui semblent tout droit sorties d’un film de fantasy, des vues sur l’océan depuis des sommets vertigineux, et des piscines naturelles où se baigner après l'effort.
Quand partir ? La meilleure saison pour éviter la brume et la foule
Pour profiter pleinement de votre séjour, le printemps (avril-juin) et l'automne (septembre-octobre) sont idéaux. Les températures sont agréables, la brume est rare et l'affluence touristique est moindre qu'en été. Ces saisons sont parfaites pour explorer la ville à pied et découvrir la richesse des restaurants de barcelone : du traditionnel au moderne sans la cohue estivale. Évitez juillet et août si vous supportez mal la chaleur et les longues files d'attente.
Le timing parfait
J’y étais en mai et c’était idéal. Les températures sont agréables (20-23°C), les fleurs sont en bloom, et les sentiers sont verts. Septembre-octobre est aussi une excellente fenêtre. L’été (juillet-août) peut être chaud et très fréquenté. L’hiver, c’est risqué : les sentiers peuvent être glissants et les sommets souvent dans les nuages. J’ai tenté une rando en février une autre année, et j’ai marché dans la brume pendant 4h sans rien voir. À éviter.
Le piège de la météo locale
À Madère, la météo est hyper locale. Il peut faire un grand soleil à Funchal et pleuvoir des cordes à Ribeiro Frio. Ma technique : je checkais les webcams en direct des points clés (il y en a pas mal) le matin même avant de choisir ma rando.
Budget : Combien ça coûte vraiment de randonner à Madère ?
Décomposons ça sans chichis. Pour une semaine de rando en mode baroudeur (pas de folies).
- Vol A/R depuis Paris : Entre 250€ et 400€ si on s’y prend à l’avance.
- Hébergement :
- Auberge de jeunesse (dortoir) : 20-25€/nuit.
- Studio Airbnb un peu reculé : 50-70€/nuit.
- Mon bon plan : J’ai passé 3 nuits dans une petite chambre chez l’habitant à Santana pour 40€ la nuit. Authentique et pas cher.
- Nourriture :
- Petit resto local (espetada, filet de espada) : 12-15€.
- Supermarché (pour faire ses sandwichs) : 8-10€/jour.
- Café : 1€.
- Transport :
- Bus illimité 7 jours : 35€. Indispensable.
- Location de voiture (pour les plus aventuriers) : à partir de 30€/jour. Utile pour certains départs de rando, mais le bus est très bien foutu.
- Équipement : Si vous avez besoin de racheter des chaussures, comptez 100-150€ pour une bonne paire.
Budget total réaliste pour une semaine (vol inclus) : 600-800€. C’est faisable sans se priver.
L'équipement indispensable : ne partez pas sans ça !
Partir à Amsterdam sans certaines essentiels peut vraiment gâcher votre séjour. Avant de vous envoler, pensez à vérifier que vous avez tout ce qu'il vous faut pour profiter pleinement de la ville.
Pour vos déplacements : Une paire de chaussures confortables est absolument cruciale. Amsterdam se découvre à pied, et vous marcherez beaucoup le long des canaux. Un chargeur de portable externe (power bank) vous sera également très utile pour garder votre smartphone chargé et utiliser les cartes digitales.
Pour vos réservations : Amsterdam est une ville très prisée, surtout pendant la haute saison. Il est vivement recommandé de réserver vos activités et vos tables à l'avance. Pour vous aider dans vos choix culinaires, consultez notre guide des meilleurs restaurants d'Amsterdam afin de sécuriser les adresses les plus convoitées.
Pour le temps hollandais : Le temps à Amsterdam peut être très changeant, même en été. Un imperméable ou un coupe-vent léger et pliable est indispensable. N'oubliez pas un adaptateur de prise européen si vous venez d'un pays hors d'Europe !
En étant bien équipé, vous pourrez vous concentrer sur l'essentiel : profiter de la beauté et de l'ambiance unique d'Amsterdam.
La base sacrée
- Chaussures de randonnée waterproof. Pas des baskets. Les sentiers sont souvent humides, boueux et glissants. Mes Salomon GTX m’ont sauvé la vie plus d’une fois.
- Un bon K-Way coupe-vent. La météo change en 10 minutes. Un jour au Pico Ruivo, je suis parti en t-shirt, une heure après j’étais content d’avoir ma doudoune légère.
- Un sac à dos 20-30L avec un bon système de portage.
- Des bâtons de randonnée. Sérieusement. Les descentes sont brutales pour les genoux. Je les ai regrettés qu’une seule fois : toute la semaine qui a suivi.
- Une lampe frontale. Pour les tunnels sur les levadas. Sans déconner. C’est obligatoire. J’ai vu des gens faire sans avec leur téléphone... c’était triste à voir.
- Gourde + filtre à eau. Les levadas sont pleines d’eau potable. Mon filme LifeStraw m’a permis de me réhydrater sans transporter 3 litres.
Dans le sac, toujours
- Un maillot de bain (on ne sait jamais)
- Un poncho de pluie (plus pratique qu’un K-Way parfois)
- De la crème solaire (le soleil tape même through les nuages)
- Un powerbank (pour Google Maps et les photos)
Les incontournables : Les randos qui vont vous marquer
1. La Levada do Caldeirão Verde : La classique épique
1.1. Le sentier en détail
On commence par la star, celle que tout le monde fait. Et il y a une raison. Le départ se fait au Parque de Queimadas. Comptez 1h30 de bus depuis Funchal (bus 56 ou 103 + 130, 4,50€ l'aller). Le parking est petit, en haute saison arrivez tôt.
La rando, c’est 13 km aller-retour. On suit la levada au milieu d’une forêt de laurisilva absolument dingue. C’est vert, moussu, presque mystique. Le dénivelé est faible (+200m), c’est la durée qui fatigue. Comptez 4h30-5h de marche effective, sans les pauses.
1.2. Les points forts qui déchirent
- Les tunnels : Il y en a plusieurs, courts mais sombres. LA FRONTALE. Un groupe devant moi a dû faire demi-tour parce qu’ils n’y voyaient rien. C’est l’aventure.
- L'arrivée au Caldeirão Verde : La cascade qui se jette dans cette lagune entourée de parois vertigineuses est un vrai "wow" moment. Prenez votre temps, pique-niquez là. L’eau est glacée, mais un plouf rapide est possible pour les courageux.
1.3. Infos pratiques de terrain
- Difficulté : Moyenne (juste long).
- Prix : Gratuit.
- Quand y aller : Tôt le matin en semaine pour éviter les groupes. J’y étais un mardi à 9h, c’était tranquille. À midi, c’était blindé.
- Mon tip : Poussez jusqu’au Caldeirão do Inferno si vous en avez dans les gambettes. C’est 3km de plus (aller simple), plus technique, mais les cascades sont encore plus folles. Comptez 7h au total.
2. Le Pico Ruivo : Le toit de Madère
2.1. Deux façons de l'attaquer
C’est le point culminant de l’île (1862m). Deux options principales :
- Depuis Achada do Teixeira : C’est la plus facile. 2,8km aller (1h30) pour 300m de D+. C’est la "route royale". Beaucoup de monde.
- Depuis Pico do Arieiro (ma préférée) : C’est LA rando mythique. 7km aller (3h-3h30), 1000m de D+ (et -400m). C’est physique, mais c’est le plus beau sentier de l’île.
2.2. L'ascension depuis Pico do Arieiro
Prenez un taxi jusqu’à Arieiro (comptez 30€ depuis Funchal) pour 7h du matin. Pourquoi ? Pour voir le soleil se lever AU-DESSUS des nuages. C’est un des plus beaux spectacles de ma vie. Ensuite, on s’engage sur un sentier taillé dans la montagne, avec des tunnels (re-frontale), des escaliers et des vues à couper le souffle. On se sent tout petit.
2.3. Infos pratiques de terrain
- Difficulté : Moyenne à difficile (dénivelé important).
- Prix : Gratuit. + coût du taxi.
- Quand y aller : UNIQUEMENT par temps clair. Vérifiez la webcam du Arieiro avant de partir.
- Mon tip : Faites la rando en point à point. Pré-réservez un taxi pour qu’il vous attende au Ruivo pour le retour. Marcher l'aller-retour, c’est pour les machines.
3. La Vereda dos Balcões : La mise en jambes parfaite
3.1. Une balade facile pour tous
Ne la sous-estimez pas à cause de sa courte distance (3km aller-retour, 1h30). C’est un concentré de Madère. Le départ est à Ribeiro Frio. Le sentier, plat, longe une levada et se termine sur un mirador incroyable, en balcon sur la vallée de la Ribeira da Metade.
3.2. Pourquoi c'est génial
La vue à 180° est spectaculaire. C’est l’endroit parfait pour observer les oiseaux (pigeons trocaz, endémiques de Madère). C’est la rando idéale pour un jour de récupération, ou si vous avez une demi-journée.
- Difficulté : Très facile.
- Prix : Gratuit.
- Mon tip : Combinez-la avec une visite de la pisciculture de Ribeiro Frio juste à côté. Et goûtez aux "broas de mel" (des petits pains au miel) dans la boutique à l’entrée du sentier. Délicieux.
4. La Ponta de São Lourenço : Le bout du monde minéral
4.1. Un paysage lunaire
À l’extrême est de l’île, c’est le contraire du nord verdoyant. Ici, c’est sec, minéral, venteux, avec des falaises ocre qui plongent dans un océan bleu turquoise. La rando fait 7km aller-retour (2h30-3h). C’est monté/descente tout du long, pas d'ombre.
4.2. Les points forts
-
La vue sur les îles désertes : Au bout, la vue sur les îlots est incroyable.
-
La maison du Sardinha : Une petite maison jaune perdue au milieu de nulle part. Il y a parfois un garde-parc qui vend des boissons.
-
La possibilité de se baigner : Une petite crique abritée au bout, l’eau est fraîche mais revigorante.
-
Difficulté : Moyenne (dénivelé cumulé et chaleur).
-
Prix : Gratuit (parking 2€).
-
Mon tip : Partez tôt le matin ou en fin d’après-midi pour éviter la foule et la chaleur. Chapeau, crème solaire et 2L d’eau minimum. Le vent est trompeur.
5. La Levada das 25 Fontes : La plus populaire (et comment l'éviter)
5.1. La foule des grands jours
Partie du Plateau de Paul da Serra, cette rando de 9km aller-retour (3h) mène à une cascade impressionnante qui se jette dans une petite lagune. Le problème ? C’est la plus connue avec le Caldeirão Verde. Les cars de touristes débarquent en masse.
5.2. Comment profiter malgré tout
-
Faites la boucle avec la Levada do Risco (une autre cascade, plus large). C’est plus long (11km) mais ça vaut le coup.
-
Partez un dimanche matin très tôt. Bizarrement, c’est plus calme.
-
Mon vrai bon plan : Faites la rando en sens inverse. Départ de Rabacal, montez par le chemin des 25 Fontes, et redescendez par la Levada do Risco. Vous croiserez moins de monde.
-
Difficulté : Moyenne.
-
Prix : Gratuit.
Les secrets des locaux : Les randos hors des sentiers battus
1. Le Vereda do Larano : La côte sauvage
C’est ma madeleine de Proust madérienne. Départ de Portela (bus 53), arrivée à Machico. 11km, 4h, plat. On longe la falaise nord-est, avec l’océan en contrebas. Les paysages sont à couper le souffle, et on croise 3 randonneurs en 4h. C’est ça, l’aventure.
- Difficulté : Facile (mais long).
- Mon tip : Prenez un pique-nique et arrêtez-vous sur un des promontoires pour déjeuner. Prévoir un taxi pour le retour depuis Machico ou prendre le bus.
2. La Levada do Moinho - Levada Nova : La boucle forestière
Au départ de Lombada (près de Ponta do Sol), c’est une boucle de 10km (4h) qui suit deux levadas. On traverse des paysages variés, des forêts, des ruisseaux, et on passe par des tunnels étroits. C’est technique, engageant, et on est loin de la foule.
- Difficulté : Moyenne à difficile (passages étroits).
- Mon tip : Le premier tunnel est long et très bas. Il faut presque se mettre à quatre pattes. Si vous êtes claustro, évitez.
Conseils de pro pour une aventure sans accroc
Se déplacer malin
Les bus sont excellents. L'app SAM est votre meilleur ami pour les horaires. Pour les départs tôt le matin, le taxi est un investissement judicieux. La location de voiture offre une liberté totale, mais les routes sont étroites et sinueuses. Si vous n'êtes pas à l'aise, ne forcez pas.
Manger et boire comme un local
- Le pique-nique : Achetez du pain Bolo do Caco, du fromage local (Queijo da Madeira) et des tomates. Le repas du baroudeur.
- En resto : Goûtez l'Espetada (brochette de bœuf pendue), le Filet de Espada (poisson noir) avec de la banane, et buvez un Poncha (cocktail local à base de rhum, miel et citron) après la rando. Un seul, c'est déjà costaud.
Sécurité : Les pièges à éviter
- Ne sous-estimez jamais le sentier. Les bords des levadas peuvent être glissants. Un pas de travers et on peut glisser.
- Toujours prévenir quelqu'un. Je donnais mon itinéraire à mon logement.
- Avoir un plan B. Si le temps se gâte, annulez. Ce n'est pas une honte. Il y a toujours un plan B (comme les piscines naturelles de Porto Moniz).
Mon itinéraire type d'une semaine de rêve
Pour bien commencer ce séjour, je recommande de consacrer les deux premiers jours à la découverte du centre-ville historique. Flâner dans les ruelles escarpées, admirer les azulejos et traverser le pont Dom Luís I pour profiter de la vue depuis la rive de Gaia sont des incontournables. Pour ne rien manquer des trésors de la cité, consultez notre Porto : guide complet de la ville.
Le troisième jour, une excursion vers les caves de vin de Porto s'impose pour déguster le célèbre nectar. Le quatrième jour, pourquoi ne pas vous offrir une croisière sur le Douro pour apprécier les paysages à couper le souffle ? Enfin, les derniers jours peuvent être l'occasion de vous rendre dans des quartiers plus atypiques, comme la Foz, ou de profiter des plages environnantes si la météo le permet.
- Jour 1 : Vereda dos Balcões (mise en jambe) + baignade à Ribeiro Frio.
- Jour 2 : Levada do Caldeirão Verde (la classique).
- Jour 3 : Vereda do Larano (côte sauvage) pour changer.
- Jour 4 : Journée repos / découverte de Funchal et ses marchés.
- Jour 5 : Ascension du Pico Ruivo depuis Pico do Arieiro (le grand jour).
- Jour 6 : Ponta de São Lourenço (paysages minéraux).
- Jour 7 : Levada das 25 Fontes en sens inverse (pour fuir la foule).
Conclusion : Alors, prêt à chausser les baskets ?
Madère, ce n’est pas une destination, c’est une expérience. C’est se lever à l’aube pour marcher dans les nuages, c’est patauger dans une levada pour traverser une montagne, c’est ce sentiment de petitesse face à une nature si brute et généreuse.
J’espère que ce guide vous donnera envie de partir, mais surtout les clés pour le faire en toute sérénité. N’oubliez pas : la meilleure rando, c’est celle que vous ferez en étant bien préparé. Alors, à vous de jouer. L’aventure vous attend, juste au bout du sentier.
Boa caminhada ! (Bonne rando !)



