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Visiter les favelas : guide et conseils
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Visiter les favelas : guide et conseils

Mis à jour le 6 octobre 20255 min de lecture
Les favelas, ces quartiers populaires et souvent stigmatisés des grandes villes brésiliennes, suscitent à la fois fascination et appréhension. Pourtant, au-delà des clichés, ces communautés sont riches en culture, en…

Salut les baroudeurs !

Alors, visiter une favela... C'est le genre de sujet qui fait débat autour d'un caipirinha, non ? Entre ceux qui te disent "fais pas l'idiot" et ceux qui te vantent l'expérience la plus authentique de leur vie. Moi, après avoir passé du temps dans plusieurs favelas au Brésil, je peux te dire une chose : c'est ni l'enfer dangereux qu'on décrit parfois, ni un zoo touristique. C'est d'abord un quartier. Un quartier avec ses règles, ses forces, ses faiblesses, et surtout, ses habitants.

Si tu cherches un frisson malsain ou un tourisme de pauvreté, passe ton chemin. Mais si tu veux comprendre une partie essentielle de l'âme brésilienne, découvrir une créativité à toute épreuve et rencontrer des gens d'une incroyable résilience, alors oui, cette expérience est pour toi. Mais elle se mérite et se prépare. Accroche-toi, je te donne tout dans ce guide sans filtre.

C'est quoi une favela, au juste ? Au-delà des clichés

Petite histoire d'une grande résilience

Tout commence à la fin du 19ème siècle. La guerre de Canudos est finie, et l'État promet des terres à des soldats démobilisés. Promesse non tenue. En 1897, environ 10 000 d'entre eux s'installent donc sur une colline de Rio, le Morro da Providência. Ils l'appellent "Morro da Favela", du nom d'une plante épineuse (le favela) qui poussait dans la région de Canudos. Le nom est resté.

Le vrai boom, c'est au milieu du 20ème siècle, avec l'exode rural massif. Les gens quittent les campagnes du Nordeste pour les usines de Rio et São Paulo. Mais le logement formel est beaucoup trop cher. Alors, ils construisent eux-mêmes leurs maisons, petit à petit, sur les collines. Ce n'était pas un choix de vie, mais une nécessité pour survivre.

La favela d'aujourd'hui : un monde en mutation

Oublie l'image d'un bidonville uniforme. Aujourd'hui, il y a une diversité folle. Certaines favelas sont presque entièrement construites en briques et bénéficient de tous les services (eau, électricité, fibre optique). D'autres, plus précaires, sont toujours en lutte pour leurs droits fondamentaux.

Ce qui unit toutes les favelas, c'est l'auto-construction. Les maisons poussent étage par étage, en fonction des besoins et des moyens de la famille. C'est pour ça que l'architecture est si organique, presque "vivante". Et surtout, c'est un lieu d'une incroyable solidarité. La "communidade" n'est pas un vain mot. Ici, on s'entraide, on partage, on fait front ensemble.

Pourquoi se rendre dans une favela ? Les bonnes (et mauvaises) raisons

Les bonnes raisons (la voie de la sagesse)

  • Comprendre le Brésil : On ne peut pas comprendre Rio ou São Paulo sans voir ses favelas. C'est là que bat le cœur populaire du pays, sa culture la plus vibrante.
  • Découvrir une scène artistique incroyable : Le hip-hop, le samba, le funk, le graffiti... Les favelas sont des incubateurs de talent. Beaucoup des plus grands artistes brésiliens en sont issus.
  • Soutenir l'économie locale : En visitant avec un guide local, en mangeant au petit restaurant du coin, en achetant l'artisanat d'un atelier communautaire, tu injectes de l'argent directement dans les mains de ceux qui en ont besoin.
  • Casser tes préjugés : C'est peut-être le plus important. Tu verras des enfants qui jouent, des mamans qui font les courses, des amis qui rigolent devant un bar. La vie, tout simplement.

Les mauvaises raisons (à bannir immédiatement)

  • Faire des photos "choc" ou miserérabilistes : C'est irrespectueux au possible. Tu n'es pas dans un safari humain.
  • Chercher le frisson du danger : Ce n'est pas un parc d'attractions. Les risques sont réels et ta quête de sensation fortes peut mettre les autres en danger.
  • Penser que "c'est gratuit" : Une favela n'est pas un spectacle gratuit. Prévois un budget pour payer ton guide, tes consommations, etc.

Où et quand y aller ? Le guide stratégique

Les favelas les plus visitées (et pourquoi)

À Rio de Janeiro :

  • Rocinha : La plus grande d'Amérique Latine. C'est une ville dans la ville. Ultra-dense, labyrinthique, avec une vue imprenable. L'idéal pour comprendre l'ampleur du phénomène. Beaucoup d'options de visites guidées.
  • Vidigal : Devenue "tendance" après le pacification, elle offre un mélange unique. Tu y croises des résidents de longue date, des artistes, et des gringos qui ont ouvert des auberges. La randonnée jusqu'au sommet (Morro Dois Irmãos) offre une des plus belles vues de Rio. Compte 1h30 de montée un peu sportive.
  • Santa Marta : Célèbre pour sa statue de Michael Jackson (il y a tourné une partie du clip "They Don't Care About Us") et ses escaliers colorés. Plus petite et facile à visiter, elle est très organisée pour le tourisme.

À São Paulo :

  • Paraisópolis ("ville du paradis"). Le contraste est saisissant : c'est la deuxième plus grande favela de SP, littéralement collée aux gratte-ciel ultra-luxueux du quartier de Morumbi. L'énergie y est incroyable, et la scène culturelle très riche.

La meilleure saison : météo et ambiance

  • De Mai à Octobre : C'est l'hiver/printemps brésilien. Le temps est plus sec, les journées sont ensoleillées et les températures agréables (22-28°C à Rio). C'est la période idéale pour marcher sans souffrir de la chaleur.
  • L'été (Décembre à Mars) : Il fait chaud, humide, et les averses sont fréquentes. Les favelas, construites sur des collines, peuvent devenir glissantes. L'ambiance est plus festive, mais prépare-toi à la canicule.
  • Pendant le Carnaval : Expérience intense ! Les favelas sont le berceau des écoles de samba et l'énergie est électrique. Mais c'est aussi une période plus chère et plus chargée. Réserve ton guide longtemps à l'avance.

Comment bien choisir son tour ? Le nerf de la guerre

C'est LA décision la plus importante. Seul, c'est non. Point. Même si tu as l'âme d'un aventurier.

L'option n°1 (la meilleure) : Le tour avec une association/coopérative COMMUNE

C'est le must. Tu es pris en charge par des habitants formés, dont c'est le métier. L'argent va directement à la communauté.

  • Exemple à Rocinha : Favela Adventures ou Rocinha Tour. Ce sont des agences communautaires.
  • Exemple à Vidigal : Beaucoup de guides indépendants proposent des visites. Tu peux souvent les contacter via les auberges locales.
  • Comment vérifier ? Pose des questions : "Où va l'argent ?" "Le guide est-il né et habite-t-il ici ?" Une structure sérieuse sera transparente.

L'option n°2 (correcte) : Les agences responsables

Certaines grosses agences proposent des tours dans les favelas. Vérifie bien leur éthique. Est-ce qu'elles emploient des guides locaux ? Quel pourcentage du prix revient à la favela ? Lis les avis en ligne.

L'option à fuir absolument : Le "tourisme de misère" en van climatisé

Tu restes dans le van, tu regardes les gens par la fenêtre comme dans un zoo, tu prends deux-trois photos et tu repars. C'est la pire forme de tourisme. Non seulement c'est irrespectueux, mais en plus, tu ne comprends rien à la réalité des lieux.

Prix d'un bon tour : Compte entre 60 et 120 R$ (soit 10 à 20€) pour une visite de 2 à 3 heures. C'est un prix juste qui rémunère correctement le guide.

Ton budget détaillé : combien ça coûte vraiment ?

Voici une estimation pour une journée type incluant la visite d'une favela à Rio.

Poste de dépense Budget Serré Budget Confort Notes
Tour guidé 60 R$ (~11€) 120 R$ (~22€) Prix par personne pour un tour groupé de 3h.
Transport (Aller-Retour) 10 R$ (~2€) 40 R$ (~7€) Van ou bus depuis Copacabana vs. Uber/Taxi.
Déjeuner sur place 25 R$ (~4.5€) 50 R$ (~9€) Un "prato feito" (plat du jour) dans un petit resto vs. un bon repas avec boisson.
Artisanat/Souvenirs 20 R$ (~3.5€) 100 R$ (~18€) Un petit bracelet vs. un T-shirt ou une œuvre d'art.
Pourboire du guide 10 R$ (~2€) 20 R$ (~3.5€) Très apprécié si le guide était bon.
Total (environ) 125 R$ (~23€) 330 R$ (~60€)

Petit conseil : Prévois toujours un peu plus de cash. Les cartes bancaires ne sont pas toujours acceptées dans les petits commerces.

Sur place : le code de conduite du baroudeur respectueux

Explorer des sites naturels ou historiques est un privilège qui implique des responsabilités. Pour préserver ces lieux exceptionnels, adoptez ces principes lors de vos aventures.

Respectez les sentiers Ne quittez jamais les chemins balisés. Le piétinement hors des sentiers dégrade les écosystèmes fragiles et peut endommager des vestiges archéologiques, comme ceux que vous découvrirez en parcourant la Vallée sacrée : circuit des sites incas. Restez sur le tracé défini pour minimiser votre impact.

Prélevez avec modération Si vous cueillez des plantes sauvages comestibles, assurez-vous que cela est autorisé et faites-le avec parcimonie. Ne prélevez jamais d'objets historiques ou de fragments de sites.

Soyez discret avec la faune Observez les animaux sauvages à distance. Évitez de les nourrir, car cela modifie leur comportement naturel et peut nuire à leur santé. Utilisez des jumelles pour une observation respectueuse.

Maîtrisez votre impact sonore Privilégiez le silence pour vous immerger dans l'environnement et ne pas déranger les autres visiteurs ou la faune. Écoutez les sons de la nature plutôt que votre propre musique.

Partagez l'espace Laissez l'espace aux autres aventuriers et aux habitants. Sur les sentiers étroits, la priorité est souvent à ceux qui montent. Un signe de tête ou un sougre suffit pour communiquer.

En adoptant cette éthique, vous contribuez à la préservation de ces lieux magiques pour les générations futures.

C'est du bon sens, mais c'est crucial.

La règle d'or : La discrétion est ta meilleure amie

  • Les photos : C'est le point le plus sensible. DEMANDE TOUJOURS LA PERMISSION. Même pour un paysage, car des gens peuvent être sur la photo. Surtout pour les enfants. Si on te dit non, souris et dis "obrigado/obrigada". Certains endroits (comme près des "bocas" - points de vente de drogue) sont strictement interdits à la photo. Ton guide te le dira.
  • Le code vestimentaire : Sois simple. Short, t-shirt, baskets confortables (les montées sont raides !). Évite les bijoux voyants et les vêtements de marque luxueuse. Tu n'es pas là pour faire de la figuration.
  • La déambulation : Reste avec ton guide. Ne t'aventure pas dans des ruelles secondaires "juste pour voir". Les règles sociales et territoriales sont complexes et invisibles pour un étranger.

Le langage et l'attitude

  • Un peu de portugais fait des miracles : "Olá" (Bonjour), "Obrigado/a" (Merci), "Por favor" (S'il vous plaît), "Tudo bem?" (Ça va ?). Ça change complètement la donne.
  • Sois curieux, pas intrusif : Pose des questions à ton guide sur la vie quotidienne, la culture, les projets communautaires. Mais ne débarque pas chez les gens en demandant "Et c'est comment de vivre ici ?".
  • Souris ! : Ça paraît bête, mais un sourire est un langage universel. Les Brésiliens sont globalement très accueillants.

Sécurité : les choses à savoir (sans paranoïa)

Soyons clairs : une favela n'est pas une zone de guerre, mais ce n'est pas non plus Disneyland.

  • Le contexte sécuritaire : Beaucoup de favelas sont sous le contrôle de milices ou de trafiquants. La police y fait des incursions ponctuelles. La clé, c'est de ne jamais être au mauvais endroit au mauvais moment. C'est pour ça que le guide local est indispensable. Il a le "feeling" de la rue.
  • Les choses à ne SURTOUT pas faire :
    1. Aller seul, surtout la nuit.
    2. Prendre des photos de personnes impliquées dans le trafic ou des lieux stratégiques.
    3. Acheter ou consommer de la drogue. C'est extrêmement dangereux et stupide.
    4. Partir en exploration de ton côté.
  • Si ça "chauffe" : Si ton guide te dit de rentrer dans un commerce ou de faire demi-tour rapidement, ne pose pas de questions et suis ses instructions. Les conflits sont souvent localisés et brefs, mais il faut savoir s'éloigner.

Mon expérience perso : une journée à Vidigal

Je me souviens de ma première fois à Vidigal. J'avais un peu le trac. J'ai pris un van depuis Leblon (ligne 557), j'ai dit "Vidigal" au chauffeur et je suis descendu à l'entrée de la favela. Là, j'ai retrouvé Carlos, mon guide, un gars souriant qui habite là depuis toujours.

On a commencé la montée à pied, dans des ruelles si étroites que les moto-taxis slalomaient entre nous. L'odeur de la feijoada qui cuisait, le son du funk qui sortait des fenêtres, les enfants qui jouaient au foot... La vie.

On s'est arrêtés dans un petit bar pour prendre une bière gelada. Le patron, Seu João, nous a raconté comment le quartier avait changé. Carlos m'a montré des œuvres de graffeurs locaux incroyables, bien plus percutantes que certaines dans le quartier branché de Lapa.

Puis, on a attaqué la rando jusqu'au sommet du Morro Dois Irmãos. La sueur coulait, les mollets brûlaient, mais la vue en haut... Incroyable. De là-haut, on voyait toute la baie, Ipanema, Leblon, et en contrebas, les toits de la favela. Un contraste à couper le souffle.

En redescendant, on a mangé dans un "boteco" familial. Un plat de riz, haricots, poulet et farofa pour 20 R$. La meilleure cuisine du monde. Ce jour-là, je n'ai pas "visité une favela". J'ai découvert un quartier avec son histoire, ses rires, ses défis et sa fierté.

Alternatives : d'autres façons de découvrir les favelas

Pour les voyageurs souhaitant découvrir des cultures locales authentiques sous un angle différent, il existe d'autres expériences immersives comparables. Une approche similaire peut être vécue en explorant les traditions rurales, comme lors d'un séjour chez Les gauchos : guide des estancias. Ces immersions permettent de comprendre un mode de vie ancestral, loin des sentiers battus.

Que ce soit à travers des visites communautaires, des projets d'éco-tourisme ou des ateliers culturels, l'important est de privilégier les initiatives qui bénéficient directement aux habitants et qui respectent leur environnement et leur dignité.

Si la visite guidée classique ne te branche pas, il y a d'autres moyens de soutenir et découvrir.

  • Les cours et ateliers : Prends un cours de percussion (batucada) dans une école de samba, un atelier de graffiti ou de danse. C'est hyper enrichissant.
  • Le tour "gastronomique" : Découvre la vraie cuisine brésilienne dans les restaurants familiaux des favelas.
  • Le bénévolat : Si tu restes plus longtemps, renseigne-toi sur les associations qui cherchent des bénévoles (éducation, sport, art). C'est un engagement plus profond.

FAQ (Les questions que tout le monde se pose)

Pourquoi Baños est-elle considérée comme la capitale de l'aventure ? La ville de Baños : capitale de l'aventure doit sa réputation à son incroyable concentration d'activités en plein air, alliant paysages spectaculaires et sensations fortes.

Quelles sont les activités à ne pas manquer ? Entre le rafting, le saut à l'élastique, les tyroliennes au-dessus de canyons et les randonnées vers des cascades impressionnantes, il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux d'audace.

Quelle est la meilleure période pour visiter Baños ? Le climat est agréable toute l'année, mais la saison sèche (de juin à septembre) est idéale pour profiter pleinement des activités sans craindre la pluie.

C'est risqué de prendre mon appareil photo ? Un smartphone ou un petit appareil, oui, si tu es discret. Un gros reflex avec un objectif de 50 cm, non. C'est un appel au vol et c'est irrespectueux.

Et si je dois aller aux toilettes ? Demande à ton guide. Il te mènera dans un bar ou un restaurant où c'est possible, souvent contre l'achat d'une petite boisson.

Je suis une femme seule, c'est safe ? Oui, en faisant un tour avec une agence réputée. Les règles sont les mêmes que partout : reste avec le groupe, sois vigilante, et évite les regards insistants. Globalement, je n'ai pas senti plus de machisme que dans le reste du Brésil.

Y a-t-il un âge minimum ? C'est déconseillé pour les jeunes enfants. La marche peut être difficile et ils ne comprendront pas le contexte.


Alors, prêt à plonger ? Visiter une favela, c'est se confronter à la complexité du Brésil. C'est accepter de ne pas tout comprendre, mais de se laisser toucher par l'énergie et l'humanité des lieux. C'est une expérience qui remue, qui interroge, et qui, si tu t'y prends bien, sera sans doute un des moments les plus marquants de ton voyage.

Prends ton temps, choisis bien ton guide, ouvre les yeux et le cœur. Et n'oublie pas tes baskets.

Um abraço et bon voyage !

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