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Allée des baobabs : guide de visite
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Allée des baobabs : guide de visite

5 min de lecture
L'Allée des Baobabs, située à l'ouest de Madagascar, est l'un des sites naturels les plus emblématiques et spectaculaires de l'île. Cette avenue bordée de majestueux baobabs Adansonia grandidieri, endémiques de…

Salut les baroudeurs !

Si tu cherches un endroit qui te fera te sentir tout petit face à la puissance de la nature, l'Allée des Baobabs est clairement faite pour toi. Imagine : une route de terre ocre, bordée de géants vieux de huit siècles, qui s'illuminent au coucher du soleil. C’est l’un des rares endroits au monde qui dépasse toutes les photos que tu as pu voir. Je m’appelle Julien, j’ai sillonné Madagascar pendant plusieurs semaines, et je vais te donner toutes les clés pour que ta visite ici soit inoubliable, sans te faire avoir.

C’est quoi l’Allée des Baobabs, au juste ?

L'Allée des Baobabs, c’est une portion de route d’environ 260 mètres, située entre Morondava et Belon'i Tsiribihina, dans l’ouest de Madagascar. Ce qui la rend unique, ce sont ses baobabs Adansonia grandidieri, une espèce endémique de cette région. Ils peuvent atteindre jusqu’à 30 mètres de haut, et leur tronc droit et massif contraste avec leurs branches qui ressemblent à des racines dressées vers le ciel.

Pourquoi ces arbres sont-ils là ? Contrairement à ce qu’on pourrait croire, cette "allée" n’a rien de naturel. Il y a plusieurs siècles, cette zone était une forêt dense de baobabs. Avec l’arrivée de l’homme et le développement de l’agriculture, la forêt a été défrichée, laissant ces géants isolés. Ils ont été épargnés parce que les populations locales les considèrent comme sacrés. Aujourd’hui, ils bordent une route très fréquentée par les charrettes à zébu, les taxis-brousse et les voyageurs.

Un site protégé Depuis 2007, l’Allée des Baobabs est classée « Monument Naturel » par le gouvernement malgache. C’est une première étape vers une protection renforcée, même si le site n’est pas encore inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. Une association locale, « Fanamby », se bat pour prévenir la déforestation et sensibiliser les visiteurs.

Pourquoi c’est un incontournable ? Mon avis de baroudeurJe vais être honnête : certains sites "instagrammables" sont décevants en vrai. L’Allée des Baobabs, non. Quand je suis arrivé en fin d’après-midi, la lumière rasante faisait ressortir les couleurs : le rouge de la terre, le vert des rizières alentour, et le gris brun des écorces. L’atmosphère est paisible, presque mystique.

Ce qui m’a le plus marqué, c’est la disproportion entre ces arbres millénaires et la vie qui grouille à leurs pieds : des enfants qui jouent, des zébus qui passent, des femmes qui vendent des beignets… C’est cette rencontre entre le sacré et le quotidien qui rend l’endroit si authentique, bien que très différent d'autres expériences comme la Route des vins sud-africaine.

Le coucher de soleil : le moment magique Ne viens pas en pleine journée. Le spectacle commence vers 16h30, quand le soleil descend et que les ombres s’allongent. À 17h, c’est l’embrasement : le ciel vire à l’orange, puis au rouge, et les baobabs se découpent en silhouettes. C’est à ce moment-là que tout le monde sort son appareil photo. Un conseil : éloigne-toi un peu de l## Quand y aller ? La meilleure saison pour en prendre plein les mirettes

La saison sèche (avril à novembre)

  • Avril-mai et octobre-novembre : C’est le top du top. Le temps est sec, les températures sont agréables (25-30°C), et la lumière est incroyable pour la photo.
  • Juin à septembre : C’est la haute saison. Il fait plus frais la nuit, mais les touristes sont plus nombreux. Réserve ton hébergement à l’avance.

La saison des pluies (décembre à mars)

  • À éviter, sauf si tu aimes la gadoue. La route peut être impraticable, les rizières inondées, et le ciel souvent couvert. Les orages peuvent être violents.

Mon conseil perso : J’y étais en mai. Les rizières étaient encore bien vertes, il y avait peu de monde, et les couchers de soleil étaient démentiels. Prévois toujours de la crème solaire et un chapeau, même en saison sèche : le soleil tape fort.

Comment aller à l’Allée des Baobabs ? Itinéraires et galères en vue

Étape 1 : Arriver à Morondava Morondava est la ville la plus proche, à environ 20 km de l’Allée. Pour y aller :

  • En avion depuis Antananarivo : Compter 1h de vol. C’est le plus simple. Air Madagascar et Tsaradia assurent les liaisons. Prix : entre 150 € et 250 € l’aller-retour. Réserve longtemps à l’avance, les places partent vite.
  • En taxi-brousse depuis Antananarivo : C’est une aventure en soi ! Compte 12 à 14 heures de route, sur des pistes défoncées. Prix : 40 000 à 60 000 Ariary (10-15 €). C’est cheap, mais épuisant. Fais une halte à Miandrivazo si tu veux couper le trajet.

Étape 2 : De Morondava à l’Allée

  • En taxi : La solution la plus simple. Négocie un aller-retour avec attente sur place. Compte 60 000 à 80 000 Ariary (15-20 €) pour la course. Le trajet dure environ 45 minutes.
  • En scooter ou quad : Si tu es à l’aise, c’est génial ! Plusieurs agences à Morondava proposent la location. Scooter : 40 000 Ariary/jour (10 €). Quad : 100 000 Ariary/jour (25 €). Attention, la route est poussiéreuse et pleine de nids-de-poule.
  • À vélo : Pour les sportifs. Compte 1h30 de trajet. Mais sous la chaleur, c’est rude. Prévois beaucoup d’eau.

Mon expérience : J’ai pris un taxi avec deux autres voyageurs rencontrés à l’auberge. On a partagé les frais, et le chauffeur nous a attendus pour le coucher de soleil. N’oublie pas de négocier le prix ET le temps d’attente avant de monter.

Combien ça coûte ? Budget détaillé (prix 2023)

Attention : L’entrée de l’Allée elle-même est gratuite. Mais depuis peu, une contribution volontaire de 5 000 Ariary (environ 1 €) est demandée pour l’entretien du site. Donne-le sans rechigner, c’est pour une bonne cause.

Budget serré (par jour)

  • Transport (taxi-brousse depuis Tana) : 15 €
  • Hébergement (dortoir) : 8 €
  • Nourriture (street food + eau) : 5 €
  • Total : 28 €

Budget confort (par jour)

  • Vol intérieur (partagé avec d’autres frais) : 80 €
  • Taxi privé A/R à l’Allée : 5 € (partagé à 4)
  • Hébergement (chambre double) : 25 €
  • Repas au restaurant + eau : 15 €
  • Total : 125 €

Les petits plus :

  • Location de scooter : 10 €
  • Guide local (optionnel) : 5 € pour 2h
  • Souvenirs (sculptures, T-shirts) : 3-10 €
  • Bouteille d’eau de 1,5L : 500 Ariary (0,10 €)

Mon conseil : Prévois toujours plus de liquide. Les distributeurs à Morondava sont souvent en panne. Change des euros ou des dollars à Tana avant de partir.

Que faire sur place ? Au-delà des photos

1. Assister au lever et au coucher du soleil

  • Lever de soleil : À 5h30 du matin, l’ambiance est totalement différente. Il y a moins de monde, la lumière est douce, et les baobabs semblent sortir de la brume. Parfait pour les photos.
  • Coucher de soleil : L’incontournable. Arrive vers 16h pour te trouver une bonne place.

2. Rencontrer les guides locaux Ils sont facilement reconnaissables avec leurs badges. Pour 10 000 Ariary (2,50 €), un gars sympa comme Jean-Claude m’a expliqué les légendes des baobabs amoureux, les utilisations médicinales de l’écorce, et m’a montré des baobabs "creux" où les gens se cachaient autrefois.

3. Explorer les alentours

  • La forêt de baobabs amoureux : Deux baobabs entrelacés, à 5 km de l’Allée. Symbole d’amour éternel pour les Malgaches.
  • Le baobab sacré : Plus loin, un arbre creux où les villageois viennent déposer des offrandes aux ancêtres. Respecte les coutumes : demande l’autorisation avant de photographier.
  • Les rizières : Promène-toi dans les chemins alentour. La vie rurale malgache s’offre à toi : femmes pilant le riz, enfants conduisant des zébus…

4. Prendre des photos qui déchirent

  • Équipement : Un objectif grand-angle est indispensable pour capturer toute la hauteur des arbres. Un trépied peut être utile pour les poses longues au coucher du soleil.
  • Conseils : Joue avec les silhouettes. Mets des personnes ou un zébu dans le cadre pour donner l’échelle. Les meilleures lumières sont tôt le matin et en fin d’après-midi.

Où dormir ? Du hamac à la case confort

À Morondava (la solution la plus pratique)

  • Ecolodge Renala (budget) : Dortoirs à 15 000 Ariary (4 €). Ambiance backpackers, cuisine commune. Parfait pour rencontrer d’autres voyageurs.
  • Baobab Café (confort) : Chambre double à 80 000 Ariary (20 €). Propre, climatisée, et un bon restaurant. Réservation conseillée.
  • Palissandre Côte Ouest (luxe) : Bungalow avec vue sur la mer à partir de 120 €. Piscine, confort optimal.

Près de l’Allée (pour une immersion totale)

  • Chez Maggie : Cases simples à 10 minutes à pied de l’Allée. 25 000 Ariary (6 €) la nuit. Maggie cuisine des plats locaux délicieux. Réserve à l’avance, il n’y a que 4 cases.

Mon coup de cœur : J’ai dormi à l’Ecolodge Renala. Le soir, on partageait nos expériences autour d’une bière THB (la bière locale à 2 000 Ariary). L’accueil était chaleureux, et le patron nous a donné plein de tips pour éviter les arnaques.

Où manger ? Se nourrir sans risque

À Morondava

  • Le Bougainvillier : Poisson grillé et riz pour 8 000 Ariary (2 €). Frais et délicieux.
  • La Terrasse du Voyageur : Pizza et pâtes pour les estomacs fragiles. Compter 12 000 Ariary (3 €).
  • Marché local : Pour les audacieux. Brochettes de zébu (500 Ariary) et beignets de banane (200 Ariary). Évite les crudités.

Près de l’Allée Quelques femmes vendent des beignets et des boissons sur le site. Prix : 200-500 Ariary. Sympa pour un snack en attendant le soleil.

Rappel crucial : Ne bois JAMAIS l’eau du robinet. Achte des bouteilles capsulées. Pour moi, j’ai toujours eu des pastilles de purification d’eau, au cas où.

Les pièges à éviter (on te dit tout)

  1. Les "faux guides" : Ils sont nombreux et très insistants. Un vrai guide a un badge officiel. Si quelqu’un s’approche en disant "Je suis guide, je vous accompagne", dis poliment "Misaotra" (merci) et continue ton chemin.
  2. La sécurité : L’Allée est safe, mais ne laisse pas tes affaires sans surveillance dans ton taxi ou sur la plage à Morondava. La nuit, évite de te promener seul.
  3. La négociation : Négocie toujours les prix des taxis et des souvenirs. Mais sois fair-play : 10 000 Ariary, c’est 2,50 € pour toi, mais une journée de salaire pour eux.
  4. Les enfants qui demandent des bonbons ou des stylos : C’est tentant, mais ne donne pas. Cela encourage la mendicité. Si tu veux aider, achète leurs petits souvenirs ou donne à une association locale.

Carnet de route : Mon itinéraire type pour une journée parfaite

Ma journée idéale à Marrakech commence tôt, avant que la chaleur et la foule n'envahissent les ruelles. Je prends mon petit-déjeuner sur la terrasse de mon riad, avec une vue imprenable sur la ville qui s'éveille. Le premier arrêt est inévitablement la place Jemaa el-Fna, encore tranquille à cette heure. C'est le moment parfait pour observer les préparatifs des stands qui animeront la place plus tard.

Je me perds ensuite dans le dédale des souks avoisinants, me laissant guider par les odeurs d'épices et le bruit des artisans. Pour ceux qui planifient leur séjour, je recommande de consulter ce Marrakech : guide complet de la ville rouge qui m'a été d'une grande utilité.

Vers midi, je m'échoue dans l'un des jardins de la ville, comme le Jardin Majorelle, pour une pause fraîcheur bien méritée. Le déjeuner est l'occasion de goûter à la délicieuse cuisine marocaine dans un restaurant caché au cœur de la médina.

L'après-midi, je visite un palais ou un musée, comme le palais de la Bahia, avant de terminer la journée par un moment de détente dans un hammam traditionnel. La soirée se conclut par un dîner sur une rooftop, avec les remparts de la ville ocres se découpant sur un ciel étoilé.

  • 15h00 : Départ de Morondava en taxi négocié la veille.
  • 15h45 : Arrivée à l’Allée. Balade à pied, exploration des baobabs environnants.
  • 16h30 : Discussion avec un guide local pour en apprendre plus sur les arbres.
  • 17h00 : Installation pour le coucher de soleil. J’ai choisi un spot un peu à l’écart, près d’un petit étang qui reflétait les arbres.
  • 18h15 : Retour vers Morondava.
  • 19h00 : Dîner de poisson grillé au Bougainvillier.
  • 20h30 : Bière THB en terrasse avec d’autres voyageurs pour partager nos photos.

Les baobabs dans la culture malgache : Plus que des arbresPour les Malgaches, les baobabs ne sont pas que des arbres. Ce sont des lieux de mémoire. On dit que les esprits des ancêtres y habitent. Certains villages organisent des cérémonies au pied des baobabs sacrés pour demander la pluie ou de bonnes récoltes, une pratique spirituelle que l'on retrouve également dans d'autres cultures, comme lors d'un premier voyage au Maroc à la découverte de ses traditions.

Quand un baobab meurt, c’est un drame pour la communauté. On m’a raconté qu’un vieux baobab était tombé lors d’un cyclone il y a quelques années. Les villageois étaient venus se recueillir, comme pour un membre de la famille.## Comment être un voyageur responsable ici ?

  • Ne grimpe pas sur les baobabs : L’écorce est fragile et tu pourrais abîmer l’arbre.
  • Ne laisse aucun déchet : Emporte un petit sac pour ramener tes détritus.
  • Respecte les coutumes : Demande toujours la permission avant de photographier les personnes ou les sites sacrés.
  • Contribue à l’économie locale : Achète des souvenirs fabriqués sur place, mange dans les petits restos, paie un guide officiel.

Questions fréquentes (FAQ)

Faut-il un guide pour visiter l’Allée ? Non, c’est facultatif. Mais pour 2-3 €, tu enrichis ta visite et tu soutiens l’économie locale.

Peut-on visiter l’Allée des Baobabs en une demi-journée ? Oui, c’est tout à fait possible. Arrive pour le coucher du soleil et repars après. Mais si tu as le temps, reste plus longtemps pour explorer les environs.

Est-ce safe pour les femmes qui voyagent seules ? Oui, globalement. Comme partout, reste vigilante, évite de te promener seule la nuit à Morondava, et fais confiance à ton instinct.

Quels sont les autres baobabs à voir à Madagascar ? Il existe 6 espèces de baobabs endémiques à Madagascar ! Près de Majunga, tu peux voir le baobab "bouteille" et le baobab sacré de Mahajanga.


L’Allée des Baobabs, ce n’est pas qu’un alignement d’arbres. C’est une leçon d’humilité, un spectacle naturel qui te remet à ta place. En y allant au bon moment, en respectant les lieux et les gens, tu vivras un des moments les plus forts de ton voyage à Madagascar.

Prends ton temps, laisse-toi imprégner par l’atmosphère, et n’oublie pas d’éteindre ton téléphone de temps en temps pour juste… regarder.

Bon voyage, baroudeur !

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